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Prologue.


J'écrivis d'abord un « livre des Islandais » pour nos évêques Þorlák et Ketill, et je le soumis à ceux-ci ainsi qu'au prêtre Sæmund. Comme ils l'approuvaient tel qu'il était ou désiraient plutôt lui voir donner une forme plus étendue, j'ai rédigé le présent ouvrage sur le même sujet, mais sans les listes généalogiques et les vies des rois; j'y ai ajouté ce que j'ai mieux appris à connaître dans la suite et l'ai exposé avec plus d'exactitude que dans le premier. Car, attendu qu'il peut y avoir des erreurs dans des histoires de ce genre, il convient de s'en tenir à ce qui paraît le plus certain.

Le roi des Upplendingar Hálfdan Hvitbeinn, fils du roi de Suède Óláfr Tretelgja, était père de Eysteins Fret, père de Hálfdan le Généreux et l'Avare, père de Goðröðr, le roi chasseur, père de Hálfdan le Noir, père de Harald aux beaux cheveux qui le premier de sa famille fut roi unique de toute la Norvège.



In hoc codice continentur capitula.


 — 1. De la colonisation de l'Islande.

 — 2. Des colons et de la législation.

 — 3. De l'établissement de l'Alþing.

 — 4. Du système chronologique.

 — 5. De la division du territoire en quartiers.

 — 6. De la colonisation du Groenland.

 — 7. De l'introduction du christianisme en Islande.

 — 8. Des évêques étrangers.

 — 9. De l'évêque Isleif.

 — 10. De l'évêque Gizor.


Incipit libellus Islandorum.


1. — De la colonisation de l'Islande


L'Islande fut colonisée, au commencement, par des Norvégiens, du temps d’Harald aux beaux cheveux, fils de Hálfdan le Noir. D'après ce que pensent et ce que m'assurent Teit, mon frère adoptif, l'homme le plus sage que je connaisse, fils de l'évêque Isleif, et mon oncle Þorkel Gellisson dont les souvenirs remontent loin dans le passé, et Þuríð, fille du godhi Snorri, aussi savante que digne de foi : c'était à l'époque où Ivar, fils de Ragnar Loðbrók, fit assassiner St Eadmund, roi des Angles. Et cela eut lieu 870 hivers après la naissance du Christ, ainsi qu'il est écrit dans l'histoire de ce roi.

D'après une tradition vraisemblable, ce fut un Norvégien du nom d'Ingolf qui le premier passa en Islande, alors que Harald aux beaux cheveux était âgé de seize ans ; il s'y rendit une seconde fois quelques années plus tard et s'établit dans le sud à Reykjavik. L'endroit où il aborda d'abord s'appelle Ingolfshöfdhi et est situé à l'est de Minthaksayri, et celui qu'il s'appropria dans la suite, à l'ouest de l'Ölfussa, porte le nom de Ingolfsfell. A cette époque le territoire d'Islande compris entre les montagnes et le rivage était couvert de forêts. Alors vivaient ici des chrétiens que les Norvégiens appellent papar; mais ils quittèrent le pays dans la suite, parce qu'ils ne voulaient point rester en contact avec des païens, et y laissèrent des livres irlandais, des clochettes et des crosses, d'où l'on put conjecturer qu'ils étaient des Irlandais.

 — Il se produisit alors un grand mouvement d'émigration de Norvège en Islande, jusqu'au jour où elle fut interdite par le roi Harald, qui craignait de voir son royaume se dépeupler.

C'est alors qu'il fut convenu que tout homme qui abandonnerait son pays pour venir ici, paierait au roi cinq onces d'or, à moins qu'il n'en fût exempté. Or, Harald, dit-on, régna pendant LXX hivers et atteignit l'âge de LXXX ans. Telle fut l'origine de cette taxe, qu'on désigne aujourd'hui du nom de landaurar. On donnait tantôt plus tantôt moins jusqu'au jour où Olaf le Gros ordonna que, à l'exception des femmes et de ceux qu'il en dispenserait, quiconque se rendrait de Norvège en Islande paierait au roi une redevance d'un demi-marc. Voilà ce que nous a dit Þorkel  Gellisson.


2. — Des colons et de la législation.


Hrollaug, fils de Jarl Rögnvald de Moeri, s'établit dans l'est, à Siða; de là sont venus les Siðamenn. — Ketilbjörn, un Norvégien, fils de Ketil, s'établit dans le sud, à Mosfell-Haut; de là sont originaires les Mosfellingar. — Ödh, fille de Ketil Flatnef, un hersir Norvégien, s'établit dans l'ouest, sur les bords du Breiðafjörð; de là sont originaires les Breiðfirðingar. — Helgi le Maigre, un Norvégien, fils d'Eyvind des pays de l'est, s'établit dans le nord, sur les bords de l'Eyjafjörð, d'où sont originaires les Eyjafjörðingar.

Or, lorsque l'Islande fut peuplée sur une vaste étendue, il arriva des pays de l'est un homme appelé Ulfljót — ainsi que nous l'a raconté Teit — apportant de Norvège des lois qu'on appelle de son nom lois d'Ulfljót. Il était le père de Gunnar dont descendent les Djúpdölir dans l' Ayjafjörð. Ces lois étaient en majeure partie modelées sur les lois du Gulaþing, sauf que l'on consulta Þorleif le Sage, fils de Hördha-Kári, pour savoir ce qu'il fallait ajouter, retrancher ou modifier. — Ulfljót demeurait à Lón, dans l'est; et l'on raconte que Grim à la barbe de chèvre, celui qui sur ses conseils explora toute l'Islande avant que l'Alþing fût établi, était son frère adoptif. Il reçut de tous les habitants du pays un penning et remit ensuite cet argent aux temples.


3. — De l'établissement de l'Alþing.


L' Alþing, suivant la décision d'Ulfljót et de tous les habitants, fut établi à l'endroit où il se trouve actuellement. Auparavant il y avait à Kjalarnes un þing qui appartenait à Þorstein, fils du colonisateur Ingólf et père du lögsögumadhr Þorkel Mani, ainsi qu'aux notables qui habitaient la même contrée. Or, un homme qui possédait une terre aux «Bláskógar » avait été condamné pour avoir tué un serviteur non libre ou affranchi. Il s'appelait Þorir à la barbe hérissée — son petit-fils, qui s'en alla plus tard dans les Austfirðir et y brûla son frère Gunnar dans sa demeure s'appelait Þorvald à la barbe hérissée. Voilà ce qu'a raconté Hall, fils d'Órækja. — Celui qui avait été assassiné se nommait Kol ; et la fosse où son cadavre a été découvert reçut plus tard le nom de fosse de Kol, sous lequel elle est connue. Ce terrain devint dans la suite propriété commune, et ce fut cet endroit que les habitants choisirent pour les réunions de l' Alþing. Depuis ce temps, c'est une terre d'utilité publique; chacun peut en exploiter les parties boisées au profit de l' Alþing et faire paître les chevaux dans les pâturages des plateaux. Voilà ce que nous a dit Úlfheðin.

Des hommes bien informés nous ont appris aussi qu'après LX hivers l'Islande était peuplée comme elle ne l'a jamais été depuis. Vers cette époque, Hrafn, fils du colon Höing, succéda à Ulfljót dans les fonctions de lögsögumadhr, et les remplit pendant XX étés. Il était originaire de Rangárhverfi. C'était LX hivers après le meurtre du roi Eadmund, un hiver ou deux avant la mort d’Harald aux beaux cheveux, selon l'affirmation d'hommes bien informés. Þórarin, frère de Ragi et fils d'Óleif Hialti, devint lögsögumadhr après Hrafn et le resta pendant XX ans.[69] Il était du Borgarfjörð.


4. — Du système chronologique.


Ce fut également à cette époque que les hommes les plus instruits du pays — alors que l'on comptait en deux semestres 364 jours, c'est-à-dire 52 semaines ou 12 mois de 30 nuits chacun, plus quatre jours — remarquèrent, d'après le cours du soleil, que l'été empiétait de plus en plus sur le printemps; et personne ne put leur apprendre que la cause en était due à ce fait que deux semestres comptaient un jour en sus du nombre exact de cinquante-deux semaines.


Or, il y avait un homme du nom de Þorstein le Noir, originaire du Breiðafjörð, fils de Hallstein (qui était lui-même fils du colon Þorolf Mostrarskegg) et d'Ósk, fille de Þorstein le Roux. Il eut un rêve et se figurait être au « lögberg » alors que beaucoup de monde s'y trouvait rassemblé; il lui semblait qu'il veillait pendant que tous les autres dormaient, et ensuite il croyait dormir pendant que tout le monde était éveillé. Ce songe lui fut interprété par Ósyf Helgason, le grand-père maternel de Gellir Þorkelsson, dans ce sens que tout le monde ferait silence pendant qu'il parlerait au lögberg et que tous applaudiraient à ses paroles, dès qu'il aurait fini de parler. Or, Þorstein et Ósyf étaient tous deux des hommes très perspicaces.

A l'assemblée suivante du peuple au þing, Þorstein fit du haut du lögberg la proposition d'ajouter une semaine tous les sept étés et d'observer le résultat de cette modification. Les faits se passèrent, en effet, de la manière indiquée par Ósyf dans son interprétation du rêve. Tous furent convaincus de l'excellence de la réforme qui, sur le vœu de Þorkel Mani  et d'autres hommes savants, fut incessamment traduite en loi. Selon la supputation courante, l'année comprend « cinq jours de la quatrième centaine » (c'est-à-dire 365 jours) et l'année bissextile un jour en plus. Suivant notre façon de compter, il y aura 364 jours; mais si, d'après notre calcul, on intercale une semaine tous les sept ans (ce qui n'a pas lieu d'après le premier système), dans l'un comme dans l'autre cas, les sept années auront la même durée. Lorsque, dans la période des sept années qu'il s'agit d'augmenter, il se présente deux années bissextiles, l'intercalation devra se faire dès la sixième année.


5. — De la division du territoire en quartiers.


Le þing eut à décider dans une grave contestation qui s'était élevée entre Þord Gellir, fils d'Óleif feilan du Breiðafjörð, et Odd, appelé aussi Tungu-Odd, du Borgarfjörð. Þorvald, fils de ce dernier avait été le complice de Hösna-Þorir dans le meurtre commis sur Þorkel Blundketilsson à Örnolfsdal. Or, Þord Gellir se présenta comme accusateur principal, parce que Herstein, le fils de Þorkel Blundketilsson, avait épousé Þorun, fille de la sœur de Þord. Celle-ci était fille d’Helga et de Gunnar et sœur de Jofrið qu'avait épousée Þorstein Egilsson. Ils (c'est-à-dire Tungu-Odd, Þorvald et Hösna-Þorir) furent traduits devant le þing qui se tenait dans le Borgarfjörð , à l'endroit qui reçut dans la suite le nom de Þingnes ; car une loi ordonnait que les affaires de meurtre seraient jugées par le þing le plus rapproché du lieu du crime. Mais là ils en vinrent aux mains et la séance ne put être tenue régulièrement. Parmi les gens de Þorð Gellir, Þorolf Ref, frère d'Alf des Dalir, succomba. Plus tard, l'affaire fut portée devant l'Alþing. Ici, ils se battirent de nouveau et quelques hommes d'Odd périrent. Hösna-Þorir et plusieurs de ceux qui avaient participé au crime furent condamnés et mis à mort.

Alors, du haut du lögberg, Þord Gellir prononça un discours pour faire ressortir les inconvénients qu'il y avait à recourir à un þing étranger pour les affaires criminelles et pour les injustices subies; il exposa les difficultés qu'il avait rencontrées avant d'avoir pu obtenir justice et déclara que, si l'on ne remédiait point à la situation, il en résulterait pour les uns comme pour les autres les plus graves conséquences.

Là-dessus le pays fut divisé en quartiers. Dans chaque quartier on institua trois þings devant lesquels les habitants du district devaient traiter leurs affaires judiciaires. Le quartier du Nord seul eut quatre þings, parce qu'ici l'arrangement ne put se faire autrement. En effet, ceux qui vivaient dans le nord de l'Eyjafjörð, de même que ceux qui demeuraient dans l'ouest du Skagafjörð ne voulaient pas se rendre au þing dont ils ressortissaient. Du reste, pour la nomination des juges et l'installation du comité législatif, ce quartier devait avoir absolument la même influence que les trois autres. De cette époque date l'établissement des þings de quartier.

Voilà ce que nous a dit le lögsögumadhr Úlfheðin Gunnarsson. Þorkol Mani, fils de Þorstein Ingolfsson devint lögsögumadhr après Þorarin, frère de Ragi et remplit ces fonctions pendant XV étés. Après lui, ce fut Þorgeir Þorkelsson de Ljósavatn, qui les conserva pendant XVII étés.


  

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