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LA LITTERATURE ISLANDAISE



Le patrimoine culturel de l’Islande est basé sur les anciennes traditions littéraires des Eddas et des Sagas.


Les Eddas sont des œuvres majeures de la littérature islandaise du moyen-âge.


Le plus ancien des écrits, l’Edda poétique date du XIIe siècle, est un recueil de poèmes vraisemblablement composés par des scaldes (poètes scandinaves)  qui rassemble une trentaine de poèmes mythologiques et épiques rédigés en vieux norrois.

On y trouve notamment :

Le Hávamál  qui expose la philosophie, la morale et la vie des Scandinaves.

Le Völuspá qui expose l'histoire des dieux et du monde depuis sa création jusqu'à l’affrontement final le Ragnarök, qui annoncera la reconstruction d'un Nouveau Monde et d’une nouvelle humanité.


Ce recueil de poèmes, longtemps oublié, fût redécouvert par l’évêque Brynjölfur Sveinsson en 1643, qui en fit don au roi du Danemark

Le manuscrit connu sous le nom de Codex Regius, conservé à la librairie royale de Copenhague, sera restitué à l’Islande en 1971.


La seconde Edda communément appelée « De Snorri » du nom de son auteur Snorri Sturluson, poète, historien, sans doute l’islandais le plus influent de cette période, qui fut assassiné en 1241 par Gissur Þórvaldsson.

Cette Edda est un texte en prose écrit au cours du XIIIe siècle qui se veut d’abord un manuel de poésie scaldique, la poésie scandinave traditionnelle. Mais c’est aussi et surtout une présentation complète de la mythologie nordique bien qu’écrite deux siècles après la conversion de l’Islande au christianisme.

Elle est un élément important dans la compréhension des mythes scandinaves et des personnages qui y figurent.


Les Sagas sont des récits rédigés en prose qui relatent d’une manière plus ou moins historique la vie et les aventures des anciens Islandais.


On répertorie différentes catégories de Sagas :


Les Sagas royales : elles traitent essentiellement des rois norvégiens et danois, une des plus célèbres est l’Heimskringla ou la Saga des rois de Norvège, littéralement orbe du monde en vieux norrois, écrite par Snorri Sturluson.


Les Sagas des Islandais : appelées aussi sagas de familles, elles relatent les exploits de héros qui incarnent les principales qualités vikings. Ces sagas sont souvent des tragédies violentes.

Les plus connues sont, la Saga d'Egill, fils de Grímr le Chauve, la Saga de Snorri le godi, la Saga des gens du Val-au-Saumon, la Saga de Grettir le Fort et la plus célèbre la Saga de Njáll le Brûlé.

Pour certaines l’action se déroule hors d’Islande comme les sagas du Vinland : (la saga d’Eirick le rouge et la Saga des Groenlandais)


Les Sagas des contemporains : comme leur nom l’indique, elles relatent des faits qui se déroulent du temps de leurs auteurs. Il s’agit notamment de sagas d’évêques, mais la plus connue est la saga des Sturlungar qui décrit les événements tragiques qui frappent l’Islande au cours du XIIIe siècle et qui conduiront à la perte de son indépendance.


Les Sagas légendaires : appelées Fornaldarsögur, c’est-à-dire "des temps très anciens", sont en fait des recueils de différentes légendes scandinaves et européennes. Elles restent plus proches du récit légendaire et onirique que du récit historique.


Les Sagas des chevaliers : ce sont des adaptations très libres des chansons de geste françaises ou des romans de chevalerie. Leur intérêt réside dans le fait que ce sont souvent les ultimes traces des textes originaux aujourd’hui disparus.


En marge des Sagas, il existe les contes islandais ou þættir.

Ces contes sont en quelque sorte des sagas miniatures qui sont le plus souvent des récits centrés sur un personnage ou une histoire.

La part du surnaturel y est très importante, et l’histoire est souvent sombre et tragique.

Un grand nombre de ces contes ont pour personnage principal un proscrit qui était assimilé à un héros par sa capacité à survivre aux terribles conditions auxquelles il devait faire face.


Et puis, en dehors de tout classement, il y a le Livre de la colonisation (Landnámabók), qui raconte de façon très précise l’histoire des premiers colons d’Islande et notamment celle d’Ingólfur Arnarson.et des quelque 430 colons initiaux de l’île.

Y sont contés en détail les rites d’installation, la création d’une société originale avec son pouvoir basé sur le respect des lois.

De cet ouvrage plusieurs fois remanié, trois versions sont parvenues jusqu’à nous, la version initiale, datant du XIe siècle et qui a disparue, est attribuée en partie à Ari Þorgilsson qui est considéré comme étant le père des lettres islandaises.


Autre oeuvre également due à Ari Þorgilsson, le Livre des Islandais (Íslendingabók) écrit au cours du XIIe siècle qui retrace en une dizaine de pages l’histoire de l’Islande depuis l’arrivée des premiers colons avec l’évocation de la création de l’ Alþing, la division de l’Islande, la découverte et l’exploration du Groenland et l’abandon des anciennes croyances pour se convertir au christianisme.


A la fin du XIIIe siècle, l’écriture des Sagas est de moins en moins importante.

Au cours du XIVe siècle, les écrits seront essentiellement des Sagas des chevaliers.

Puis la littérature en prose fera la place à la littérature poétique avec la naissance des rimurs, longs poèmes narratifs chantés qui inspirent encore de nos jours des artistes comme le groupe Sigur Ross.


Conséquence de la perte de l’indépendance et des catastrophes naturelles qui frappe l’Islande, la littérature sera quasiment inexistante au cours des XVe et XVIe siècles, seuls quelques poètes composent encore comme Einar Sigurðsson.


Il faut attendre la fin du XVIe et le début du  XVIIe siècle pour voir la littérature islandaise sortir de son déclin.


Arngrímur Jónsson dit le savant révolté par les écrits étrangers qui colportaient de fausses idées sur l’Islande publie plusieurs ouvrages sur l’identité islandaise, dont la Crymogæa, une description géographique et historique de l'Islande.


Au début du XVIIIe, Árni Magnússon se rend en Islande et va consacrer le reste de sa vie à la recherche des anciens manuscrits Islandais.

Il rassemble ainsi à la Bibliothèque universitaire de Copenhague la plus importante collection de textes islandais qui sera malheureusement en grande partie détruite lors du grand incendie de Copenhague qui ravage la ville du 20 au 23 octobre 1728.


Les œuvres de cette époque sont souvent empreintes d’un sentiment nationaliste.


Les études sur le terrain du poète et géographe Eggert Olafsson conduisent à la publication en 1772 du Voyage à travers l’Islande (Reise igjennem ĺsland) qui sera traduit en plusieurs langues et sera pendant longtemps l’unique source d’information des pays européens sur l’Islande.


Au XIXe siècle, la littérature devient un peu plus romantique, mais toujours avec une pointe de nationalisme.


Les auteurs remettent au goût du jour les anciennes techniques de versification de la poésie scaldique pour évoquer la nature sauvage et grandiose ainsi que le glorieux passé de l’Islande


Jonás Hallgrímsson qui est un des membres fondateurs de la revue Fjölnir dont le but était de créer un mouvement populaire contre la domination danoise est le plus connu des poètes adhérant à ce courant.


En 1850, Jón Þoroddsen publie le roman Garçon et fille (Piltur og stúlka) considéré comme le premier roman moderne islandais.


A la fin du XIXe se côtoient deux courants littéraires, un courant plus nationaliste et social avec des auteurs comme Gestur Pálsson et un courant plus idéaliste et mystique soutenu par Einar Benediktsson.


La littérature du XXe siècle marque une rupture avec l’héritage des temps anciens et l’esprit nationaliste.


Halldór Kiljan Laxness, prix Nobel de littérature en 1955 sera un des acteurs de cette rupture, toutefois, une des ses œuvres la plus riche et la plus remarquable est un roman historique, « La trilogie Íslandsklukkan » (La Cloche d’Islande ) dans lequel il rend hommage à travers le personnage de Arnas Arneus à Árni Magnússon.


Dans les années 50, émerge une nouvelle génération de poètes ouverts aux influences étrangères, notamment françaises, anglaises ou américaines et désireux de révolutionner la poésie, on peut citer entre autres Stefán Hördur Grímsson, Einar Bragi, Jón Óskar, Hannes Sigússon, et Sigfús Dadason.

Ils seront surnommés les « poètes atomiques » (atómskáld) par leurs détracteurs fidèles aux anciennes traditions littéraires.


Dès lors, la littérature islandaise sera marquée par les réflexions idéologies, sociales et politiques.


Dans les années 80, le roman féministe s’affirme avec notamment Steinunn Sigurðardóttir, qui reçoit en 1995 le Prix national islandais de littérature pour son roman Hjartastaður (Heart Place).


Et puis, depuis une dizaine d’années, un certain nombre d’écrivains impose un genre nouveau dans cette île où les meurtres sont quasiment inexistants : le polar.

Arnaldur Indridason, Arni Thorarinson, Yrsa Sigurðardóttir et quelques autres, dépeignent à travers des enquêtes policières souvent tournées vers le passé, une Islande sombre et pessimiste.


Il faut également citer quelques romanciers plus classiques, régulièrement primés qui aident à faire connaitre la littérature islandaise autour du monde comme Auður Ava Ólafsdóttir ou Jón Kalman Stefánsson.

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